Si vous avez écouté cette emission radio sur la RTS, peut être aujourd’hui vous posez vous des questions sur la/les différence(s) entre ces deux méthodes.

J’espère pouvoir vous éclairer et répondre aux interrogations en donnant quelques explications techniques du neurofeedback dynamique, que je connais depuis plus de 2 ans, auquel je suis formée et que je pratique quotidiennement à mon cabinet à Chêne Bougeries.

Cet interview de la RTS donne de très bonnes explications concernant le neurofeedback classique. Celui ci ressemble en beaucoup de points au neurofeedback dynamique NeurOptimal à l’exception de 3 grands principes que je souhaiterais aborder, principes en lien avec les informations données dans l’interview.

Les 3 principes du neurofeedback dynamique NeurOptimal lui valent sa fiabilité, son efficacité et garantissent également une approche bienveillante.

– la méthode NeurOptimal est passive : vous ne faites pas de travail ou d’efforts intellectuels pendant la séance, vous écoutez une musique ou regardez un film. L’inactivite est voulue afin de permettre au cerveau le mode spontané, mode dans lequel l’auto-régulation se fait avec le plus d’efficacité et de facilité.

– la méthode NeurOptimal est non normative: elle se base sur l’activité de votre propre cerveau et non sur une base de données normative c’est à dire d’activités cérébrales dites « normales ». En se basant sur votre propre activité, la méthode permet l’auto-régulation du cerveau, et permet par conséquent d’aider un plus grand panel de personnes avec leurs propres capacités cérébrales (bébés, enfants, personnes souffrant de lésions cérébrales, personnes atteintes de maladies neuro dégénératives, personnes à haut potentiel…). Cela n’est donc pas limitant. Enfin, cela est bien plus rassurant, car il ne peut y avoir de dérives et/ou de manipulations…

– la méthode NeurOptimal est adaptative: elle ne demande pas de diagnostique, car cette approche non médicale est basée sur l’auto régulation du cerveau. Le cerveau travaille à son rythme, les zones avec la/les priorité(s) qui lui sont propres. De cette manière, il n’y a pas d’effets secondaires négatifs puisqu’on ne force pas le cerveau à travailler sur une zone sur laquelle il n’est peut être pas en mesure de travailler au moment précis ou dont il n’a pas de priorité à travailler.

La méthode NeurOptimal mesure et analyse  l’activité électrique du cerveau. L’activité électrique est mesurée 256 fois par seconde (256Hz) tout au long de la séance afin de suivre pas à pas le cerveau tel qu’il évolue dans le temps. La méthode est adaptative au sens qu’elle change en réponse aux changements du cerveau.

Dans l’interview il est clair que le neurofeedback classique (dont les débuts remontent aux années 70) est toujours basé sur une vision localiste de l’activité neuronale.

Or on sait désormais que les réseaux neuronaux sont interconnectés et que l’on ne peut pas prétendre “travailler” des neurones à un endroit précis.

Avec NeurOptimal on s’intéresse à la variabilité de l’activité électrique. En plaçant seulement deux capteurs, un par hémisphère, on mesure l’activité électrique de tout le cerveau et on peut ainsi analyser la variabilité de tous les réseaux neuronaux.

Le neurofeedback dynamique est bien connu et reconnu outre atlantique. La méthode NeurOptimal a été créée et développée par deux psycho-cliniciens canadiens Sue et Valdean Brown. La version a évolué depuis ses tout débuts, les créateurs prennent en compte les dernières recherches et découvertes en neurosciences et permettent une évolution et modernisation des systèmes.

Avec bienveillance,

Aurélia EGRETTEAU
Praticienne en Neurofeedback dynamique NeurOptimal

Facebook